L’ensemble de la fonction publique et en son cœur l’Education Nationale se mobilise fortement ce 24 janvier pour faire avancer des revendications très étroitement liées aux conditions d’exercice même de leurs missions. Nous comprenons particulièrement tous ces enseignants qui font grève et manifestent pour défendre leurs métiers, leurs conditions d’enseignement, l’accueil des élèves dans les établissements publics, la diversité des options et leur juste répartition territoriale permettant une véritable égalité devant le service public de l’éducation. Ce mouvement social est propre à la Fonction Publique et à ce titre la FCPE n’a pas matière à épiloguer sur le sujet. Par contre nous ne pouvons qu’être affligés de voir que la seule réponse apportée par le Ministère de l’Education Nationale à ses agents est la mise en place d’un service minimum d’accueil des enfants. Alors si on cherche à opposer parents et enseignants que l’on ne compte pas sur nous car nous savons bien combien nos préoccupations, nos aspirations sont liées. Et d’ailleurs si un service d’accueil doit être mis en place qui doit en porter la responsabilité ? Nous partageons sur ce point l’avis du Président de l’Association des maires ruraux de France (voir document joint)qui dans une récente déclaration s’offusquait que ce ministère se défausse si légèrement de ses responsabilités en renvoyant sur les collectivités territoriales les conséquences de sa propre mauvaise gestion des conflits. Comme le dit un communiqué de la FCPE nationale « Le véritable problème est bien celui des remplacements non assurés tout au long de l’année qui font perdre beaucoup plus d’heures aux élèves que quelques journées de grève . Le ministre trompe les parents en appelant cette mesure un « service minimum » alors qu’il ne s’agit pas d’école mais bien de garderie. C’est une mesure poudre aux yeux, démagogique, destinée à exonérer l’Education nationale de ses responsabilités : l’Etat se décharge sur les communes de la gestion des conséquences de la grève de ses propres personnels. Quant aux sommes prélevées sur le traitement des enseignants grévistes, elles seraient mieux mises à profit en étant dépensées au bénéfice du service public d’éducation. La FCPE s’interroge sur les responsabilités que le ministre fait ainsi porter aux communes. Dans bien des endroits où le service minimum doit être expérimenté, la FCPE constate l’improvisation des conditions d’accueil des enfants qui vont servir de cobayes. Il existe des normes en matière d’accueil des jeunes enfants, elles doivent être respectées : il faut des personnels qualifiés et en nombre suffisant ». La réglementation Jeunesse et Sports exige en la matière 1 animateur qualifié pour 8 enfants en maternelle et 1 pour 12 en primaire. L’Etat s’arrogerait-il le droit de ne pas respecter sa propre réglementation ? Pour notre part nous continuerons d’exiger non pas un service minimum d’éducation mais au contraire un service maximum d’enseignement laïc, gratuit, pour la réussite de tous les élèves et celui-ci passe par la prise en compte des demandes des enseignants. Manuel ALVAREZ Président FCPE 95



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