Pour la meilleure maîtrise par chacun des questions de restauration dans les collèges du Val d’Oise et par souci de transparence, nous mettons en ligne le rapport proposé par la majorité du Conseil Général au vote de l’assemblée départementale le Vous pourrez constater dans ce rapport que ce que nous dénoncions se confirme, mais vous pourrez aussi constater que la majorité du Conseil général a bien été obligée de prendre en compte une partie de nos demandes.
Ce qui est confirmé dans ce rapport c’est le manque d’ambition persistant qui fragilise tout le projet. Ainsi l’objectif d’atteindre 55% de collègiens participant à la restauration scolaire, consiste à dire qu’on laisse en dehors de ce temps de restauration et des différents ateliers proposés 45% des élèves du département. Comment alors parler de cohésion éducative ? Comment accepter que des ateliers ayant pour but d’approfondir des connaissances, de donner le goût de l’apprentissage soient réservés aux élèves qui se restaurent dans l’établissement au détriment des autres ? Comment accepter que dans les établissements situés dans les secteurs les plus en difficulté sociale se soient justement les élèves en difficulté qui ne mangent pas à la cantine et qui donc ne bénéficieront pas de ces ateliers de la pause méridienne ?
De même sur la qualité de la restauration. Aujourd’hui nous sommes loin du compte et les parents d’élèves le font savoir au Conseil Général. La qualité n’y est pas et la quantité non plus. Comment cela pourrait-il être le cas avec la faible proportion de convives que nous avons et avec une part alimentaire de 1,50€ ? Vous le verrez, le Conseil Général a entendu nos remarques et propose de passer cette part alimentaire à 1,70€. Bien mais comme nous le disions précédemment c’est le minimum requis. Belle ambition que d’atteindre le minimum mais ce n’est pas ainsi que nous pourrons convaincre les élèves, les gagner à la qualité de la restauration collective, revaloriser celle-ci auprès de leurs parents.
Alors dans le rapport des mesures complémentaires sont proposées et nous les adoptons toutes. Oui car ces mesures, complémentaires les unes des autres, sont indispensables pour agir sur tous les facteurs quifont qu’aujourd’hui les élèves ne sont pas au rendez-vous. Nous n’avons jamais dit que la question de la tarification, essentielle, suffisait à tout régler. Cependant nous attendons leur chiffrage, plus de précisions sur le contenu et un échéancier de mise en place précis.
En attendant les parents s’organisent, élargissent leur action et attendent d’être reçus pour faire évoluer au quotidien une cantine qui doit définitivement entrer dans l’ère moderne et représenter un service public digne de ce nom.



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