Mise en place de policiers à l’intérieur de 2 collèges et 2 lycées du Val d’Oise

samedi 8 mai 2010
par Claude LOUP
popularité : 1%

Monsieur le Préfet du Val d’Oise a donc décidé d’appliquer à la lettre les injonctions présidentielles en ma-tière de démagogie politique.
Il a ainsi pris la décision de mettre en place des policiers à l’intérieur de quatre établissements scolaires, deux lycées et deux collèges.

Ces policiers, nous dit-on, n’auront pas de mission d’ordre public, mais seront là pour conseiller les chefs d’établissement. S’ils n’ont qu’un rôle de conseiller, pourquoi ne pas le faire dans le commissariat ou sur prise de rendez-vous avec le chef d’établissement ? Pourquoi dans l’enceinte scolaire ? La FCPE du Val d’Oise trouve cette mesure particulièrement provocatrice et démagogique.

Ce dont nous avons besoin, ce que nous réclamons, ce sont des personnels d’enseignement et de vie scolaire formés à leur métier, qualifiés et expérimentés. Ce dont nous avons besoin, ce que nous exigeons, ce sont des personnels qui assurent les remplacements au même niveau que les titulaires quand ces derniers peuvent être absents.

La logique sécuritaire à des fins politiciennes qui est celle du Président de la République n’a rien à faire dans l’enceinte d’un établissement scolaire. Aucun Conseil d’administration des établissements en question n’a sollicité une telle mesure. Au Lycée J.-J. Rousseau le CA a opté pour des caméras de vidéo surveillance pour sécuriser les enceintes et non à l’intérieur. Au Lycée Léon Blum, ce que les enseignants ont exigé, c’est le remplacement des personnels absents ou non nommés.

En aucun cas cette mesure n’a été validée par le CA de ces établissements. Ce n’est pas en jouant sur la provocation, la peur et l’intimidation que l’on aidera les lycéens à travailler, à préparer leurs examens et à assumer leur citoyenneté. Il s’agit une fois de plus d’un affichage politicien dont le Président de la République est coutumier et qui malheureusement se retournera une fois de plus contre nos enfants.

Le coût de fonctionnement d’une caméra de vidéosurveillance a été chiffré à plus de 80 000 € par an. Com-bien de personnels pourrait-on recruter avec de tels budgets ? Pour sa part la FCPE du Val d’Oise rejette fermement de telles mesures et exige que les vrais moyens d’en-seignement soient mis en place dans tous les établissements scolaires du Val d’Oise. Nous réclamons tous les moyens d’enseignement nécessaires aux projets pédagogiques de nos établissements, nous réclamons les personnels éducatifs de prévention et de vie scolaire que l’on nous a progressivement retirés depuis 5 ans. Nous nous étonnons de la non convocation du "Comité départemental de sécurité et de prévention de la délinquance" dont les parents FCPE sont membres depuis des années. Nous demandons que dans tous les établissements du secondaire les "Comités d’éducation à la santé et à la citoyenneté" aient des heures et du personnel attitrés pour les faire fonctionner.

Nous réclamons des moyens humains d’éducation et non des forces de répression et de propagande.

Voir l’article du Parisien


Documents joints

Communiqué de presse FCPE-95 à propos des (...)
Communiqué de presse FCPE-95 à propos des (...)

Commentaires

Agenda

<<

2012

>>

<<

Février

>>

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
303112345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728291234
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Sites favoris


3 sites référencés dans ce secteur