Résolution n°1 : Se fixer des objectifs nationaux de réduction de la pauvreté des enfants
Résolution n°2 : La nouvelle équation sociale : combiner les revenus du travail et les revenus
de la solidarité
Résolution n°3 : Une politique économique et sociale plus favorable à l’emploi et plus
redistributive
Résolution n°4 : Créer un service public de l’accueil des jeunes enfants
Résolution n°5 : Etablir une nouvelle relation des familles avec les services sociaux
Résolution n°6 : Loger les familles : plus vite, plus résolument, mieux
Résolution n°7 : Eradiquer le saturnisme et réhabiliter les logements indignes
Résolution n°8 : Ne plus cumuler inégalités sociales et inégalités de santé
Résolution n°9 : Faire des familles modestes une priorité de la politique nutritionnelle
Résolution n°10 : Permettre le développement durable du crédit sans payer le prix du
surendettement
Résolution n°11 : Gommer les discriminations négatives dans l’éducation
Résolution n°12 : Donner leur chance aux jeunes adultes
Résolution n°13 : Audace, innovation, expérimentation : les mots clés des nouvelles
interventions publiques
Résolution n°14 : Appréhender la pauvreté sans frontières
Résolution n°15 : Conjuguer solidarité et dignité
Au possible, nous sommes tenus.
Nous avons été chargés par le Ministre des Solidarités, de la Santé et de la Famille, à la suite d’une décision du Conseil des ministres du 20 décembre 2004, de travailler sur le thème « Familles, vulnérabilité, pauvreté ». Pour cela une commission a été mise en place et s’est réunie pendant tout le premier trimestre 2005. Cette commission a rassemblé des représentants des partenaires sociaux, des associations familiales, des associations de lutte contre l’exclusion, des collectivités territoriales et des administrations de l’Etat ainsi que quelques personnalités choisies intuitu personae. Elle a procédé à des auditions et a effectué plusieurs déplacements pour se rendre compte de problèmes rencontrés ou d’expériences réalisées.
Le Conseil de l’Emploi, des Revenus et de la Cohésion sociale l’a rappelé : un million d’enfants, dans notre pays, vivent dans la pauvreté. Comment notre pays peut-il s’organiser et se mobiliser pour ne plus laisser d’enfants dans la pauvreté ? Quels soutiens apporter aux familles, quels outils leur donner pour prévenir les situations de pauvreté ? Comment agir pour donner à tous les enfants les mêmes possibilités d’avenir ? Comment faire pour considérer leur avenir comme un investissement pour notre pays ? Telles sont les questions que nous nous sommes efforcés de traiter au sein de la commission pendant les trois mois qui nous étaient impartis. Nous nous sommes fondés sur les droits fondamentaux que la loi de 1998 de lutte contre les exclusions réaffirme : l’application effective de ces droits - dont on est loin, comme le montre une évaluation récente de cette loi - reste la ligne directrice à suivre. Nous avons pris en compte également le fait que nos travaux s’inscrivaient peu de temps après l’adoption d’un plan de cohésion sociale et de la loi qui le soutient, qui fixe des objectifs de moyens, définit de nouveaux instruments et prévoit des financements spécifiques.



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