Revue de presse 1 du 8 avril 2004

jeudi 8 avril 2004
par Sophie Tret
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La "Commission Thélot" pourrait proposer une validation par le Parlement de la définition du socle fondamental. "Vous avez des choses à nous apprendre" a déclaré son rapporteur aux congressistes du CNEAP DParis le 01-04-2004 Philippe Claus, inspecteur général de l’Education nationale et rapporteur de la commission Thélot a révélé hier quelques "lignes de force" du Miroir du débat qui sera rendu public le 7 avril prochain, aux congressistes du CNEAP (Conseil national de l’enseignement agricole privé), réunis les 30 et 31 mars à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Les questions les plus souvent choisies sont celles qui touchent aux conditions de la réussite des élèves. Or "la réussite repose en partie sur une plus grande ouverture de l’école aux parents" a déclaré Philippe Claus, ajoutant aussitôt, à l’adresse de la communauté éducative de l’enseignement agricole privé à temps plein, "vous avez des choses nous à apprendre". Le Miroir du débat fort de 600 pages sera publié à la mi-mai en édition de poche chez Dunod et largement diffusé assuré le rapporteur de la Commission "vous le trouverez partout, dans toutes les librairies, les supermarchés ?" SOCLE La Commission travaille actuellement sur trois questions qu’elle juge essentielles. Tout d’abord la définition du socle fondamental : "la définition des programmes a toujours été faite par des experts, une des propositions que nous ferons peut-être est que le cercle soit élargi et qu’il y ait une validation démocratique par le Parlement du socle fondamental, une loi engageant une institution sur ce qu’un élève doit maîtriser à l’issue de la scolarité obligatoire" a expliqué aux congressistes le rapporteur de la Commission. Les deux autres sujets portent sur "civilité, incivilité et violence" et "pour une institution scolaire plus juste, car une iniquité criante persiste, notre mode d’orientation est à revoir" a insisté Philippe Claus. A l’échelle nationale comme au sein des établissements du CNEAP, c’est la question "comment motiver et faire travailler efficacement les élèves" qui a été le plus souvent traitée, dans près d’un cas sur deux à l’échelle nationale et dans 61 % des établissements du CNEAP selon le dépouillement statistique établi à partir des 109 synthèses arrivées dans les temps. Mais contrairement au Débat national qui ne s’est pas intéressé à la formation tout au long de la vie ou à la voie professionnelle, c’est la question "comment améliorer la reconnaissance et l’organisation de la voie professionnelle" qui a mobilisé en troisième lieu les établissements agricoles privés juste après "comment l’École doit-elle s’adapter à la diversité des élèves ?".

ARTISANAL Le dépouillement des synthèses du CNEAP a été fait artisanalement compte tenu du nombre des réponses, avec une grille qui a permis de dégager quatre thèmes transversaux, expression des préoccupations et des propositions des établissements. Autant de pistes pédagogiques sur lesquelles ont travaillé les congressistes avec la participation de deux membres de la Commission Thélot, Éric de Labarre, président de l’UNAPEC et Philippe Claus : "École et parents : responsabilité partagée de l’éducation", "Pour une orientation positive vers l’enseignement professionnel", "Quelle autorité pour quelles valeurs ?", "Valeur et illustration de l’enseignement agricole".. Pour Yvon Le Norcy, Secrétaire Général du CNEAP, au temps des débats succède celui de la synthèse puis celui d’ "insérer les conclusions dans les projets d’établissements". A l’occasion du congrès, un guide méthodologique "Dire et bâtir nos projets" a été remis aux membres du CNEAP. "Une boite à outils ?des pistes pour un travail en équipe autour du projet et des projets : projet éducatif, projet d’établissement, projet pédagogique, projet d’animation pastorale, projet de vie scolaire, conseil d’établissement".

"NOUS N’AVONS PAS TRICHÉ" Plus d’un million de personnes ont participé et communiqué leur opinion sur l’avenir de l’École dont 45% d’enseignants ou d’acteurs de la communauté éducative, 30% de parents, 9% d’élèves, les élus et le monde de l’entreprise représentant l’essentiel des 16% restants. Un constat "nous n’avons pas su mobiliser tous les français" reconnaît le rapporteur de la Commission "mais nous avons réalisé un événement historique, c’est la première fois qu’un président de la République a décidé de consulter tous les français quant à l’avenir de leur école". "Nous n’avons pas triché contrairement à ce que sous-entendent certains journalistes" s’est exclamé le rapporteur de la Commission, "nous avons lu les contributions et les 13 000 synthèses, la trentaine de lecteurs rédacteurs de tous horizons dont la probité ne peut être mise en cause, des inspecteurs, des recteurs ? ont passé trois mois à lire et faire des analyses, les ordinateurs nous eux apporté une validation statistique des thèmes traités". "Les phénomènes de racisme et d’antisémitisme en milieu scolaire (...) semblent s’installer en 2003", avertit la CNCDH (Commission nationale consultative des droits de l’Homme) dans son rapport d’activité pour l’année 2003, rendu public aujourd’hui, jeudi 1er avril 2004.
Selon la commission, ces phénomènes sont en recrudescence depuis 2000. "Le nombre d’exactions dans ce milieu, où les violences enregistrent également les fluctuations liées aux événements internationaux, ont évolué approximativement dans la même proportion que dans l’ensemble de la société."
La CNCDH relève que "la communauté juive est, comme les années précédentes, plus concernée par la violence en milieu scolaire", sous réserve que les différentes communautés subissant des violences à caractère raciste aient les mêmes réflexes de signalement de ces violences. Ainsi, en 2003, ce type de violence représente 10,26% des exactions racistes et xénophobes (23 sur 224) et 16,36% de l’ensemble des exactions antisémites (95 sur 581). "Le chiffre des ’menaces’ témoigne plus particulièrement de la persistance des tensions, notamment au travers du langage de certains adolescents ou enfants chez lesquels l’insulte paraît se ’banaliser’ (...).
Cette ’banalisation’ des actes d’incivilité, souvent provocateurs, et les comportements agressifs de certains enfants, notamment dans les quartiers dits sensibles, accentuent l’incompréhension et le rejet. Les débats sur le port du voile islamique dans l’enceinte scolaire et les exclusions qui, parfois, en résultent sont également à prendre en compte." Le CNCDH relève 4 menaces en milieu scolaire pour 165 en 1998, à 62 pour 999 en 2002 puis à 94 pour 593 en 2003. 73 menaces antisémites ont été recensées en milieu scolaire, soit 23 graffitis et dégradations légères, 14 diffusions de tracts et 36 "menaces diverses", écrites ou verbales.
ANTISÉMITISME "Les menaces antisémites persistent également autour des établissements confessionnels : une dizaine en 2000 et 2001, le double en 2002, 13 en 2003." Ces établissements font également l’objet de dégradations : 6 en 2000, 4 en 2001, 24 en 2002 et 5 en 2003. Enfin, les élèves - qu’ils fréquentent des écoles confessionnelles ou l’enseignement public - ont fait l’objet de 7 agressions recensées en 2001, 1 en 2001, 9 en 2002 et 17 en 2003, avec 10 blessés au total pour ces quatre années. En outre, la commission observe que "sur le terrain, les témoignages d’élèves et d’enseignants dénonçant l’antisémitisme qui gagne les salles de classe continuent d’affluer". Elle évoque des manifestations de l’antisémitisme : "Des élèves juifs sont agressés verbalement et physiquement. Banalement, le mot juif est utilisé pour désigner tout ce qui est mal, négatif. Des enseignants juifs sont désignés à la vindicte de certains élèves. Des manuels scolaires portent la polémique. Le conflit israélo-palestinien flotte de façon obsédante et partiale sur les salles de classe et certains professeurs se laissent porter par leur militantisme politique et déborder par l’idéologie. Sacrifiant ainsi au devoir de neutralité de l’École publique, certains acteurs du terrain attisent le feu." Toutefois, "cette situation est loin d’être généralisée" mais la commission la juge "suffisamment inquiétante pour que tous les efforts continuent à être déployés afin que les établissements scolaires r ! etrouvent leur sérénité". Le rapport d’activité de la CNCDH est publié à La Documentation française. Contact : CNCDH, Gérard Fellous, secrétaire général, 01 42 75 77 09, g.fellous@cncdh.pm.gouv.fr
Au Bulletin officiel du ministère de la Jeunesse, de l’Education nationale et de la Recherche n°14 du 1er avril 2004 ENSEIGNEMENT SCOLAIRE ABSENTÉISME. Un encart précise les modifications décret n° 66-104 du 18 février 1966 sur le contrôle de la fréquentation et de l’assiduité scolaires et les sanctions pénales prévues POUR LA SCIENCE, avril 2004 MACABRE. "Ce n’est pas en matraquant les élèves à coup de mauvaises notes qu’on leur donne envie d’étudier", résumé Didier Nordon dans sa chronique à propos de l’ouvrage "La constante macabre", publié par André Antibi aux éditions Math’Adore (p. 4). Craignant d’être démagogues ou insuffisamment exigeants, "consciemment ou non", les enseignants concevraient les sujets de telle façon "qu’une proportion incompressible d’élèves", "la constante macabre", a inévitablement une mauvaise note


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