Grand débat : François Fillon "confirme" que la loi d’orientation sur l’École est "inscrite au calendrier de travail du gouvernement"
Paris le 06-04-2004
"Nous disposons désormais d’une base de travail très complète pour élaborer la loi d’orientation qui, je vous le confirme, est inscrite au calendrier de travail du gouvernement", déclare François Fillon, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, aujourd’hui, mardi 6 avril 2004, à l’occasion de la remise de la synthèse du débat national sur l’avenir de l’École par la commission présidée par Claude Thélot. "Maintenant, le gouvernement attend avec beaucoup d’impatience le rapport que la Commission va lui soumettre", ajoute le ministre. Soulignant l’ "ampleur" et "la richesse sans précédent" du débat, il remercie l’ensemble des personnels des différents ministères ayant participé à l’organisation "ainsi que "chaque Français qui s’est déplacé et qui a exprimé ses opinions en renouant avec le meilleur de l’engagement républicain". Pour sa part, Claude Thélot, qui estime que la commission a été le "greffier de l’opinion", annonce que celle-ci va s’atteler désormais "à son propre rapport" et précise que le miroir "ne représente pas l’avis de la commission sur l’École mais celui des Français". Le "miroir du débat, ce que disent les Français sur l’École", de 637 pages, va être distribué "vers la mi mai" en livre de poche public sur le site du débat (www.debatnational.education.fr/index.php ?rid=70).
La commission a dégagé quatre "lignes de force du débat". RÉUSSITE. "L’attente des Français se focalise moins sur le rappel des finalités de l’École que sur la volonté de mieux définir les conditions de la réussite des élèves, ainsi, un débat sur deux a traité la question ’comment motiver et faire travailler efficacement les élèves ?’ " FRONTIÈRES. Les participants aux débats souhaitent "la définition des ’frontières’ de l’École. L’École doit éduquer, transmettre aux élèves des règles de comportement, sans oublier qu’elle doit d’abord s’assurer de la maîtrise des savoirs - notamment les fondamentaux - par les élèves. Surtout, les Français ne veulent pas que l’École soit seule à socialiser la jeunesse lorsque les parents sont impuissants. Conséquence capitale de cette demande : la politique éducative pourrait s’accompagner d’une aide à la parentalité, qui pourrait être un volet notable de la politique familiale." OUVERTURE. "La réussite éducative suppose une plus grande ouverture de l’École aux parents. Il faut pour cela surmonter le double écueil de la situation française : des parents trop éloignés de l’École ou qui, à l’inverse, interviennent de façon excessive en faveur de leur enfant. L’un des enjeux des 15 prochaines années sera de construire un partenariat au service de la réussite des élèves qui associe enseignants et parents, au lieu de les opposer." ATTENTES. "Qu’il s’agisse de la lourdeur et de l’obscurité de s programmes, de l’emploi du temps trop chargé des élèves ou des affectations imposées à l’issue de l’orientation, les Français ont le sentiment que leurs attentes vis-à-vis de l’École ne sont pas suffisamment prises en compte par les experts du système. (...) Trouver l’équilibre qui lui permettra de redevenir l’École de la Nation constituera le principal enjeu des choix politiques à venir."


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